Les opérations aériennes

En matière d’opérations aériennes, le commandement de la défense aérienne et des Opérations aériennes assure un rôle d’expert au profit du Chef d’état-major des armées.

Ses différents états-majors (opérationnel, territoire national) sont chargés de la planification des opérations aériennes et de la réalisation des missions opérationnelles dans les domaines de : la connaissance et l’anticipation, la prévention, la protection et l’intervention.

La connaissance et l’anticipation

Dans un environnement international marqué par de grandes incertitudes et des préavis qui peuvent être très courts, les moyens de la connaissance et de l’anticipation constituent la première ligne de défense d’un pays. Ils doivent offrir au décideur, le plus en amont possible de l’irruption des crises, des éléments d’appréciation de situation (variété et gravité des risques et des menaces, opportunités pour les intérêts français et européens, etc…) qui lui donnent une capacité de choix mieux étayées entre les modes d’action envisageables.
La fonction connaissance et anticipation regroupe plusieurs domaines : le renseignement, la connaissance des zones d’opérations potentielles, la valorisation du réseau diplomatique, la démarche prospective et la maîtrise de l’information.
 

La prévention

La prévention consiste à agir pour éviter l’apparition ou l’aggravation de menaces contre notre sécurité. Pour être efficace, la stratégie de prévention doit s’appuyer sur des moyens multiples : diplomatiques, économiques, militaires, juridiques, culturels associés de manière coordonnée et mis en oeuvre à l’échelle internationale européenne et nationale.

Sur un plan militaire, la prévention consiste par :
- un pré positionnement des forces et des moyens (Djibouti, Tchad, Antilles…) ;
- des missions de renseignement (satellite Hélios, Mirage F1CR, Rafale en 2008).




La protection :

   Il convient d’assurer, dans un environnement de sécurité renouvelé, la mission permanente de protection de la population et du territoire, notamment par la surveillance et le contrôle en profondeur des espaces nationaux et de leurs approches.

Le CDAOA assure dans ce cadre :

- de la police du ciel au niveau nationale;
- la surveillance spatiale avec le système de détection Graves ;
- le déploiement de Base opérationnelle projetable, (moyens de défense sol-air et aériens).


L’intervention :


L’intervention permet d’engager nos forces dans la résolution de crise en des lieux qui sont souvent éloignées de nos territoires, conformément à nos responsabilités. En effet, en cas d’implication de la France dans un conflit majeur à l’extérieur du territoire, les armées doivent pouvoir projeter, sur un théâtre situé jusqu’à une distance de 7000 à 8000 kilomètres, une force aérienne de l’ordre de 70 avions de combat (Mirage de défense aérienne, Mirage d’attaque au sol, Rafale, avec leurs armements de précision et leurs missiles de croisière), incluant les avions de l’aéronautique navale, à quoi s’ajuste les avions de soutien opérationnel associés (ravitailleurs C135 FR, Airbus A 310 et A 340, C160 Transall, C130 Hercule, C235 Casa, et bientôt l’A 400M). Doivent aussi être projetés les moyens de commandement, de conduite, de détection, et de contrôle aérien et le nombre de bases aériennes projetables nécessaires, jusqu’à deux bases majeures simultanément.


L’Armée de l’air est capable d’assumer le commandement d’une composante aérienne de forces interarmées (Joint Forces Air Component Command / JFACC) et de projeter en 5 jours l’échelon d’urgence d’une force (1500 hommes équipés) à 7000-8000 kilomètres avec son autonomie.


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