Le concept AirRR

L’objectif global 2010 avait souligné la nécessité de « réaction rapide et décisive » face à l’émergence d’une crise. Des réflexions ont été menées sur la capacité de l’UE à déployer à bref délai des groupements de force, en tant que force autonome ou en tant que composante d’une opération de grande envergure. Dans ce cadre, le volet « Air » de la réaction rapide se fonde sur les caractéristiques propres à l’arme aérienne qui lui confèrent la possibilité de concentrer des forces par delà de longues distances dans un temps très court en s’affranchissant des frontières terrestres.

  Photos SIRPA-Air

 

Initialement baptisé « Rapid Response Air Initiative », ce projet parti de reflexions franco-allemandes, a été agrée par le conseil militaire de l’union européenne (CMUE) sous le nom de « Air Rapid Response Concept – AirRRC » le 21 décembre 2007.

Le cœur du concept ne repose pas sur des moyens en alerte mais consiste en un mécanisme de génération de forces, à partir d’une base de données de modules pré-identifiés. Cette base de données est abondée des contributions des Etats membres.


L’Armée de l’air française est déjà en ordre de marche pour contribuer aux capacités demandées en mettant notamment en œuvre le commandement de la composante air, sous la forme d’un JFACC (Joint Force Air Component Command: Etat-major air de planification et de conduire des opérations aériennes dans un cadre interarmées).

Elle doit être également à même de fournir des éléments de force de combat, appui feu, reconnaissance, transport, ravitaillement en vol, recherche et sauvetage au combat et appui pour des missions de gestion de crise, d’évacuation de ressortissants, de démonstration de force ou de stabilisation. Enfin, elle participe à la mise sur pied de bases aériennes déployables sur le théâtre d’opération.


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