Premier sur le terrain !!!!

Publié le par BRP/CDAOA



A partir de rien, ils font des merveilles !! Déployés en premier au côté des SIC et de la Force protection, les hommes de la Compagnie d’Infrastructure en Opération ont assuré montage de la DOB. Le commandant Bouron, commandant de la CIO de Bordeaux et responsable du montage du camp nous explique leur mission.


En quoi consiste votre mission ?

Notre première mission est de faciliter, en tous temps, en tous lieux, et sous toutes formes de menaces, le déploiement d’une composante aérienne c’est à dire les infrastructures aéronautiques, les bureaux, les installations techniques, les abris avions. On met en place tout ce qui permet, à une composante aérienne, d’oeuvrer sur un terrain. De plus, grâce aux compétences que l’on a dans le bâtiment, on est également capable de monter des infrastructures autres qu’aéronautiques. D’ailleurs, BAPEX en est un bon exemple. Nous avons un camp sans abri avion. Ce camp est fait à base de tentes (70 environ). Dans certains cas, on a la possibilité de mettre des bungalows. Le déploiement pour nous, consiste à monter : les tentes, les douches de campagne, les laveries, le chauffage, l’électricité. On met en place tout ce qui permet d’assurer le soutien de l’homme.


Quand êtes-vous arrivés ?


On est arrivé ici le 12 novembre avec 38 personnes spécialisées à la fois dans l’infrastructure mais aussi dans les réseaux électriques. L’architecture électrique est très importante dans le cadre du déploiement. On déploie énormément de systèmes de télécommunication notamment pour assurer la mise en oeuvre de modules tels que le NABOUCO, le PARADOX, etc. Pour ce faire, on a déployé une centrale électrique qui se compose de 2 groupes électrogènes de 500 kVA (Kilo Volt Ampère) avec une tension de sortie de 400 Volts. 

Pour référence, une base aérienne d’environ 2000 personnes consomme jusqu’à 1200 kVA ce qui veut dire qu’avec ces deux groupes on serait capable de supporter une base aérienne. Ces 2 groupes sont couplés entre eux. Derrière, on élève cette tension de façon à l’élever à 20 000 Volts. On a donc ici sur le camp deux câbles haute tension (dont un visible au niveau du CRER) ce qui nous permet d’alimenter tout le camp (zone vie, zone opérationnelle, etc...).

On a profité de cet exercice pour nous entraîner et améliorer la qualité du courant. On a acquis ce matériel en janvier 2006. Au titre de l’entraînement, nous l’avons déployé 4 mois sur la base aérienne de Mont de Marsan (40). Il a notamment participé à l’exercice AIREX 07-1.


Avez-vous déjà déployé ce matériel en opérations ?


Non car il est en cours de validation. Nos groupes électrogènes sont quant à eux partis notamment au Tchad. Finalement, on a constaté qu’on avait les mêmes capacités même si les matériels pouvaient sembler différents.


D'après ce que je sais, vous étiez avec les allemands les premiers à vous déployer. Que pouvez-vous nous en dire ?


Il y a vraiment eu une véritable synergie des moyens. Il y a eu un véritable travail en commun, une véritable collaboration. On s’est entraidé. On s’est par exemple échangé nos chariots élévateurs. Nos équipes se sont côtoyées, de l’aviateur à l’officier, tant pendant les heures de travail que les moments de détente surtout qu’au début nous étions logés au même endroit. Cet exercice est une véritable réussite en terme de mutualisation de nos moyens.


Avez-vous connu des contraintes ?


Oui, essentiellement des contraintes climatiques. Depuis le 12 novembre, on a connu tous les temps : la pluie, la brume, le gel, la neige. C’est difficile car pour tout ce qui est concerne la connectique, on ne peut pas travailler avec des gants.

Petite anecdote par exemple, pour les tentes de 38 m2, nous n’avions pas encore eu la formation. C’était la première fois que nous devions la monter. On a donc du s’adapter et faire preuve de réactivité. D’ailleurs, je pense que c’est ce qu’on cultive à la compagnie. C’est cette « débrouillardise ». On a beau faire des réunions préparatoires en amont, on est toujours confronté à des impondérables comme le camion bloqué donc le matériel n’arrive pas.


Le balisage lumineux a-t-il été pour vous une "première" ?


Grâce à la collaboration de l’ECIA (cf. encadré), notre pourvoyeur de moyens, le CIO a pu déployer pour la première fois le balisage lumineux. L’idée étant d’avoir cette capacité opérationnelle. Le génie de l’air aurait alors en charge la construction de terrains sommaires. A partir de rien, il ferait une piste et on mettrait en place le balisage dit de campagne. En 3 jours, on a déployé1200 mètres de balisage et une rampe d’approche. Ce balisage s’allume à partir du Centre de détection et de Contrôle mobile grâce à un bouton accessible par les contrôleurs.


Combien de personnels de votre compagnie ont participé à cet exercice ?


Nous sommes 24 pour gérer touts les installations dont la centrale haute tension qui nécessite une permanence H24.

Cette équipe sera renforcée pour la phase de démontage qui durera une quinzaine de jours.



 

Commenter cet article